Jonathan, entre ton one man show, tes interventions chez Ruquier et ton prime sur W9, c'est une fin d'année chargée qui s'annonce… Pas trop dur ?
C'est une question d'organisation. Par exemple, en te répondant au téléphone là, je suis en train de mettre mes chaussettes. C'est pas facile mais à priori, je devrais y arriver…
Pour parler du prime sur W9, ça ne m'a pas demandé un investissement de tous les instants.
J'ai enregistré en tout et pour tout six plateaux de lancements. On les a tournés il y a deux mois. Chaque plateau dure 1 minute 30… On n'est pas dans quelque chose qui m'a pris beaucoup de temps.
Ton One man show cartonne depuis plusieurs mois maintenant, c'est une belle satisfaction j'imagine.
C'est l'aboutissement de beaucoup de choses. Quand on a commencé à écrire avec Anaud Lemort, mon metteur en scène qui a bien voulu tenter le coup, on ne savait pas où on allait. On a travaillé plus d'un an sur les recherches d'écriture. On y est allé petit à petit en se demandant ce qui allait marcher. Toute cette partie là est faite de plaisir mais aussi d'angoisses. Il y a beaucoup d'incertitudes. Ce n'est pas évident de démarcher les professionnels. De trouver des personnes intéressées par le spectacle. Quand tout ça a été fait, on pouvait déjà se dire que notre première partie était gagnée.
Quand on te reconnaît dans la rue, est-ce que l'on te parle souvent de « La Grosse émission » qui était diffusée sur Comédie ?
Non pas nécessairement parce qu'il y a beaucoup de gens qui me parlent aussi de Monsieur Pringle. En ce moment, honnêtement, on me parle particulièrement de mes interventions chez Ruquier. Le diffuseur hertzien est quand même plus important que Comédie… En tous les cas, moi ça me va. Ce que je fais dans mon spectacle est assez proche que ce que je propose chez Ruquier. C'est un peu le même univers.
Pour revenir sur « La Grosse émission », est-ce que tu en gardes de bons souvenirs ?
C'était un très grand luxe de pouvoir travailler sur une émission où la liberté était totale. Et puis au-delà de ça, c'est très agréable de se dire que l'on n'est pas trop obsédé par l'audience, médiamétrie et compagnie… « La Grosse émission », ça échappait un petit peu à toutes ses règles là. Ca nous permettait de faire vraiment ce dont on avait envie. Pour le meilleur et parfois pour le pire. On a aussi fait des trucs qui étaient très mauvais. Comme sur toutes les chaînes finalement.
Quel était le personnage que tu préférais interpréter ?
L'académicien, j'aimais beaucoup… Je me suis bien marré avec lui.
En ce moment la mode est aux compils DVD. A quand le meilleur du pire de Jonathan Lambert dans la « Grosse émission » ?
Ca, ce n'est pas l'artiste qui choisit. Ce sont les distributeurs, les producteurs qui se disent que ça peut bien vendre… Moi, ça m'échappe totalement. Evidemment, ça me ferait marrer de voir une compil avec toutes mes conneries.
Comment es-tu arrivé chez Ruquier ?
Il se trouve qu'il y a quelques mois, il cherchait des gens pour faire un happening plateau. J'ai proposé quelques idées. Ca lui a plu et voilà…
Tu disais pouvoir faire tout et n'importe quoi sur Comédie. Est-ce que tu te sens bridé chez Ruquier ?
Pas du tout. C'est d'ailleurs ce qui m'étonne pas mal. Le grand plaisir de mes interventions dans « On n'est pas couché », c'est que je retrouve le ton et la liberté que j'avais sur Comédie. Dans la mesure où je peux vraiment aller dans mon univers. C'est-à-dire que je ne me prive de rien. Après, je ne suis pas idiot, il y a des choses que je m'interdis moi-même. Le fait de passer à une heure tardive me donne beaucoup de liberté. On a fait des trucs qui sont assez trashs pour une chaîne comme France 2. C'est passé et on ne m'a jamais fait de remarques.
Avec quel invité t'es-tu le plus marré depuis que tu interviens dans « On n'est pas couché » ?
Sébastien Chabal. J'ai un grand souvenir avec lui. C'était vraiment top. Il a joué le jeu. Je t'invite à regarder sur YouTube (cliquez ici pour voir la vidéo). Après, il y a plein de réactions différentes. Nana Mouskouri était totalement larguée mais c'était drôle. Natacha Amal ne savait pas trop comment réagir donc c'était drôle aussi. Noémie Lenoir y a vraiment cru (ndlr : dans sa chronique « On n'a pas tout dit », Jonathan se fait passer pour un ami d'enfance d'un des invités). Elle pensait certainement que c'était un ami qui lui faisait une blague. Elle pleurait même à moitié à certains moments. C'était marrant. C'est l'intérêt du truc. Mélanger de l'émotion et de la grosse déconne. Le concept est assez fort. C'est bien, ça change. On a besoin d'un peu de changement dans le PAF…
C'est-à-dire ?
Ce sont toujours les mêmes que l'on voit. Ce n'est pas assez représentatif. C'est dommage… Il n'y a pas beaucoup de places pour l'humour à la télé.
Quels sont les humoristes de ta génération que tu aimes bien ?
Je suis très généraliste. Omar et Fred, j'avais vu leur spectacle l'année dernière et j'avais beaucoup aimé. François-Xavier Demaison est très bon. Je suis aussi assez fan d'Elie Semoun, de Franck Dubosc, de François Rollin ou de Valérie Lemercier.
b[Alexandre MARAS]]b