Karma-Ann, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je suis née en Afrique du Sud à Johannesburg. J'ai débuté dans un groupe qui s'appelait Henry Ate quand j'étais encore à l'école. Pendant huit ans, j'étais fière de pouvoir dire que j'étais la chanteuse d'un des plus grands groupes en Afrique du Sud. J'ai vraiment apprécié parcourir le pays avec ce groupe.
Et en 2002, c'est la découverte des Etats-Unis.
Oui, j'ai eu l'opportunité de faire une tournée en Amérique et ce fut une expérience incroyable. Quand je suis revenue en Afrique du Sud, j'ai compris qu'il fallait que j'essaye de m'imposer aux Etats-Unis. Mon groupe n'a pas voulu me suivre, ça leur semblait trop inaccessible. J'ai voulu aller au bout de mon rêve américain et voir comment ma musique pourrait être appréciée là-bas. Et en 2003, j'ai fait mes valises et je suis partie là-bas (ndlr : Karma-Ann vit à Miami).
Quelles sont tes influences musicales ?
J'aime tous les grands auteurs folkloriques et les versions modernes de ce qu'ils peuvent faire. Je me définis comme une auteur-compositeur. Je suis tout pour mes chansons. Je fais tous les arrangements pour m'assurer que le message que je veux faire passer est authentique et mélodique.
Ta voix fait immanquablement penser à celle de Dolores O'Riordan, la chanteuse des Cranberries.
J'adore les Cranberries. On me compare beaucoup à Dolores effectivement et c'est un superbe compliment. C'est une formidable artiste. Elle possède un grand don pour la chanson.
Tu as travaillé avec Scott Canto comme producteur pour ton premier album, « Don't walk fly » et maintenant avec John D.Thomas. Comment se sont passées ces deux collaborations ?
Les deux expériences ont été très différentes. Scott est un formidable producteur. Il a ce talent rare pour obtenir le meilleur d'un artiste en lui faisant faire un minimum d'efforts. Il a une sensibilité rare pour effectuer les arrangements musicaux. John D.Thomas est plus concentré sur la musique et le groupe. Sa force est plus dans la technologie du direct et c'est ce qu'il a su m'apporter lors de l'enregistrement de « The Riddle ».
Ton emploi du temps est bien occupé avec l'enregistrement de ton nouvel album et ta tournée aux Etats-Unis et à Londres. Comment fais-tu pour gérer ta voix ?
J'essaye de ne pas trop parler (rires). Plus sérieusement, je fais vraiment attention à moi. Je travaille chaque jour et je répète pas plus de deux heures par jour. Je fais attention à ma voix en réalisant des exercices d'échauffement avant mes prestations et des exercices de relaxation après.
Peux-tu me dire quelques mots sur ton nouvel album ?
Il va sortir le 8 janvier. On va retrouver toutes les sonorités de Karma avec des choix de chanson plus ambitieux. L'ensemble est vraiment énergique. Rob Marks a fait un remarquable travail pour mixer cet album et mettre en valeur toute l'inspiration de mon travail.
Tu sembles bien apprécier Internet : un MySpace et un site officiel vraiment bien tenus, est-ce que c'est important pour toi ?
MySpace m'a vraiment aidé à faire connaître ma musique aux Etats-Unis. C'est un merveilleux outil pour les musiciens pour promouvoir leurs chansons. Je passe environ deux heures par jour à lire et à répondre à mes messages. J'aime rester en contact avec mes fans et j'adore parler de ma musique par ce biais là.
Un mot sur la France, y es-tu déjà venue ?
Oui, je suis déjà venue à Paris et j'ai absolument adoré. J'espère vraiment y revenir très très vite pour faire un concert. Tu sais, un jour, je devrais bien avoir cette opportunité (sourire).