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Interview de Renee Cassar

Par Damien MERCEREAU

Rencontre avec la jeune chanteuse australienne Renee Cassar qui vient tout juste de sortir son premier album, « Are you happy now ? », sur iTunes.


Interview de Renee Cassar
Renee, peux-tu parler un peu de toi pour les Français qui ne te connaissent pas ?
Je m'appelle Renee Cassar. Je suis chanteuse, compositeur et je suis née en Australie. J'ai vécu dans une petite ville dont le nom est Werribee à côté de Melbourne. Je suis entre la ville et les plages merveilleuses que l'on trouve après Geelong. Petite, j'ai beaucoup aimé l'école mais je n'avais pas l'impression d'y apprendre assez de choses, il me fallait plus d'action. Partout où je vais, j'en veux toujours plus. Réussir quelque chose ne me stimule que le temps de penser à un nouveau défi. J'ai vécu une petite vie paisible en essayant toujours de découvrir de nouvelles choses. J'aime le tennis, regarder des films, aller prendre un café avec des amis, le sport, jouer la comédie, danser et j'admets que je suis un peu accro au jeu et que j'aime le poker. J'aime les challenges. J'aime aussi draguer les garçons même si, en ce moment, c'est plutôt eux qui me draguent.

Comment s'est passée ta période tennis ?
Entre le tennis et moi, ça a été une relation d'amour et de haine. A la fin, j'ai demandé le divorce. Mon père m'a fait découvrir le tennis très jeune et a oublié que je pouvais préférer, ou être meilleure, dans d'autres domaines. Ma famille a dépensé beaucoup de temps et d'argent pour ma carrière tennistique. J'étais l'une des meilleures joueuses de Victoria mais je n'ai jamais participé à un grand tournoi. Quand j'étais sur un court, je me jetais sur toutes les balles comme un chien. Je voudrais pouvoir dire que j'aimais le jeu plus que tout mais ce serait mentir. Je n'aimais pas le jeu, j'aimais le combat. J'aimais tellement me battre pour gagner que, parfois, je pouvais perdre le premier set délibérément. Je n'étais pas le genre à baisser les bras. J'ai arrêté le tennis parce que j'ai découvert quelle était ma vraie passion.

Que penses-tu du tennis australien et est-ce qu'il t'arrive de regarder des matchs ?
Parfois j'aime bien regarder le tennis, parfois non. Ça me rappelle quelque chose d'à la fois doux et aigre. Je ne sais pas si ça a du sens. Le tennis, c'était un peu comme si toute ma famille m'avait consacré sa vie et son énergie pour que je réalise ce but. C'est pour cela que je ne pourrais rien dire de constructif concernant les joueurs australiens. J'aime regarder Hewitt parce qu'il joue avec passion. Une de mes joueuses préférées était Martina Hingis parce qu'elle avait cette grâce sur le court que je m'efforçais d'acquérir.

Tu dis sur ton MySpace qu'il faut croire en ses rêves. Quel était ton plus grand rêve finalement étant petite : le tennis ou la musique ?
C'était confus. Le tennis était mon objectif majeur mais j'étais jeune et les pressions familiales ont joué pour beaucoup. Quand j'avais 14 ans, je courais vers ma mère avec mes compositions et personne n'a suggéré que je puisse jouer d'un instrument. Ils avaient peut-être peur que je puisse aimer quelque chose d'autre que le tennis et que j'abandonne un domaine auquel ils avaient consacré beaucoup de temps. Je ne suis pas certaine de cela. Pour m'avouer que mon rêve était la musique, je ne me le suis permise qu'à l'âge canonique de 17 ans.

Tu n'as tout de même pas découvert tes capacités de chanteuse qu'à 17 ans ?
Je me rappelle vaguement que certaines personnes avaient trouvé que j'avais une bonne voix. Mais pour être honnête, je pense que ce n'était pas terrible. Quand ma famille a été mise au courant de ce nouveau rêve, ils m'ont fait douter. Tout le monde me disait que je ferais mieux de me concentrer sur un travail plus classique, ce qui m'a inspiré pour le refrain de ma chanson « Let me go ».

Quelles sont tes influences musicales ?
J'aime les artistes qui proposent des paroles intelligentes et des mélodies entraînantes. J'aime Ben Harper, James Morison, Alanis Morrisette, Siverchair, Crowded House, Cold Play et bien d'autres mais il y a quelque chose chez Ben Harper qui me remue et il est mon préféré. Ma musique, c'est du rock, de la pop et de l'alternatif mélangés dans un paquet de chips. Je ne joue pas pour ressembler à quelqu'un. Je m'assieds avec ma guitare et ce qui doit arriver arrive.

Il y a beaucoup de sentiments personnels dans tes chansons…
Parfois j'ai l'impression de m'exprimer moins bien par la parole qu'en chanson. Lorsque j'étais petite, mon père me rabaissait beaucoup. Rien ne m'a jamais abattu, grâce à Dieu. Mais parfois, quand les cris et les hurlements étaient trop forts, je prenais un stylo et j'écrivais un texte sur ce que je ressentais. Je pense que j'ai dû me sentir mieux parce que, maintenant encore, quand une chose me perturbe, c'est exactement ce que je fais.

Si je te dis que ta voix me fait penser à Vanessa Carlton, ça t'inspire quoi ?
J'aime Vanessa Carlton. C'est très gentil à toi de dire ça, merci beaucoup. Malheureusement, je ne joue pas de piano mais espère pouvoir remédier à ça rapidement.

Depuis le 26 novembre dernier, ton album est disponible sur iTunes. Es-tu fière de ce premier album ?

Oui et plus particulièrement parce que, avec ça, je vais pouvoir gagner un peu d'argent et continuer la musique. Par chance, je pourrais trouver un label sous peu et sortir ensuite un CD serait un rêve qui devient réalité. Tu m'entendras crier jusqu'en France si mon CD sort (rires).

Parle moi de ton symbole fétiche, cette clef de sol avec un cœur au bout ?
J'ai créé ce symbole et je l'aime beaucoup. Ca veut tout dire pour moi, c'est tout ce qui m'intéresse dans le monde. L'amour et la musique. Ca ressemble un peu à ce qui se faisait pendant la période hippie.

Renee Cassar @ Myspace Tu as 35 000 amis sur ton MySpace, c'est assez impressionnant. Est-ce que tu ressens un début de popularité quand tu es dans la rue ?

J'ai été reconnue une fois au cinéma, un bel et jeune australien qui ressemblait à un surfer. Il était apparemment très excité de me rencontrer et j'étais très heureuse. Il faudrait que je l'enferme dans une boite et je l'ouvre chaque fois que j'ai besoin de confiance (rires).

Que penses-tu de mon pays, la France ? Est-ce que tu es déjà venue faire un tour ici ?
J'adorerais visiter la France, rien que le nom est si beau. Je pense que j'écrirais de belles chansons là-bas. J'aimerais aussi apprendre ta langue. Ça ressemble à de la musique avec cette façon dont les mots coulent de votre bouche si facilement. Je suis très heureuse d'avoir reçu une demande d'interview de ce beau pays. Je ne sais pas comment te remercier.

En venant faire un concert ici par exemple.
Je l'espère sincèrement et de tout mon cœur.

Je JavaScript  http://www.wazzup.fr/

Samedi 19 Janvier 2008 - 02:33

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