C'est donc tout naturellement que le petit De Niro est attiré par le monde du spectacle, et par la comédie en particulier… A 10 ans, il sait déjà qu'il sera acteur, à 16 ans il prend ses premiers cours de comédie, et à à peine 18, il entre à la légendaire école, l'Actor Studio. Son rêve devient vite réalité… Il monte sur les planches et joue dans plusieurs pièces de théâtre, à Broadway…
Son premier contact avec le cinéma, c'est à un réalisateur français qu'il le doit. Nous sommes en 1965, et il fait de la figuration dans « Trois chambre à Manhattan », de Marcel Carné…
Mais ses vrais débuts auront lieu l'année suivante grâce à Brian de Palma, dans « The Wedding Party ». De Niro s'y dévoile déjà comme un perfectionniste qui s'immerge totalement dans son rôle…
Mais c'est en 1973 qu'il se révèle au grand public avec « Mean Streets », sous la direction d'un tout jeune réalisateur : Martin Scorsese.
De Niro / Scorsese, deux noms vite devenus indissociables. Le duo va se retrouver plusieurs fois au fil des ans pour des compositions où l'un, De Niro est un peu la muse, le double à l'écran de Scorsese.
Désormais sur orbite, la star De Niro va éclore et rayonner sous la caméra de Francis Ford Coppola dans « Le parrain, 2ème partie ». Pour incarner Vito Corleone jeune, De Niro va longuement revoir l'interprétation de Marlon Brando. Il va étudier son jeu, ses attitudes, et va même séjourner quelques temps en Sicile pour s'imprégner de l'atmosphère du pays, et travailler son accent… Des efforts récompenser par l'Oscar du meilleur second rôle.
En 1976, il retrouve Scorsese pour « Taxi Driver », Palme d'Or à Cannes, et récolte une nomination à l'Oscar du meilleur acteur.
Devenu incontournable, De Niro multiplie alors les compositions. Il tourne avec Bertolucci dans « 1900 », Elia Kazan pour « Le dernier nabab », Scorsese à nouveau en 1977 pour « New York, New York », ou Michael Cimino avec « Voyage au bout de l'enfer ».
Toujours soucier de s'identifier pleinement à ses personnages, il va apprendre à boxer pour incarner Jack La Motta dans « Raging Bull ». Il prend 30 kilos pendant le tournage et obtient à l'arrivée l'Oscar du meilleur acteur. Une consécration pour le comédien qui aime à se remettre en question à chaque rôle.
Films policiers, drame, comédie musicale, épopée guerrière, anticipation, ou comédie sentimentale, il tourne avec les plus grands. Il retrouve Scorsese en 1983 pour « La valse des pantins », Sergio Leone fait appel à lui en mafioso dans « Il était une fois en Amérique », Terry Gilliam le voit en pompier dans « Brazil », Roland Joffé l'emmène dans l'aventure de « Mission » en 1986, et De Palma lui offre Al Capone dans « Les incorruptibles ».
Il est à l'aise partout, crée des personnages les plus éloignés les uns des autres, façonne son jeu dans la nuance… Brillant, De Niro sait aussi séduire quel que soit le costume ou l'époque… Meryl Streep, Catherine Deneuve, Jane Fonda, Jessica Lange, Diane Keaton ou encore Sharon Stone ont succombées à son charme latin…
« La liste noire », « Les nerfs à vifs », « Frankenstein », « Casino », « Des hommes d'influences », ou encore « Mafia Blues », en tout près de 70 films, des titres qui résonnent comme autant d'histoires incontournables, dont quelques chefs d'œuvres… Et qui sont autant de facettes différentes composées avec conviction par un comédien devenu culte.
Une carrière remarquable en tous points qui va s'enrichire encore cette année. Outre « Mafia blues 2, la rechute », 5 autres films sont annoncés, dont son deuxième long métrage en tant que réalisateur… « The Good shepherd », avec Leonardo Di Caprio, une évocation de la carrière du fondateur de la CIA, James Wilson…